Et si la peur n’existait plus?

La peur de manquer d’argent ou de temps. Peur d’avoir l’air ridicule ou simplement celle de faire une erreur. Nos actions sont bien limitées lorsque la peur nous tourmente, mais qu’en serait-il si nous n’avions plus peur ?

Je ne vous cacherais pas que j’ai peur très souvent, ici et là, impossible de m’en débarrasser totalement. Autant en voyage à l’autre bout du monde, sans carte, sans moyen de communication, sans informations sur ma prochaine destination, qu’avant un entrevue pour un emploi tant espéré, ou encore, lorsque je suis sur le point d’arriver en retard à un rendez-vous; coincé dans un bouchon de circulation.

Je me rappelle avoir eu peur presque sans arrêt pendant les 1054 kilomètres parcourus, seul, à vélo, en plein coeur de la campagne espagnole. Peur que demain il fasse trop froid, que le vent soufflant trop fort m’empêche d’avancer ou que mon corps trop endolori ne puisse plus me permettre de Compostelle-velo-peurcontinuer, voire même, me tromper de direction et ainsi me perdre dans un pays étranger. Elle n’est pas complètement inutile cette peur. De toute façon, on ne peut pas l’éliminer en entier, alors vaut mieux apprendre à la connaitre et vivre à ses côtés. La chose qui m’a permis de continuer est bien simple, mais pourtant si difficile à garder en tête lors des moments de panique.

Le remède contre la peur

La peur est très souvent présente à la croisée des chemins, une situation hors de l’ordinaire vous poussant à faire un choix. Le doute se mêle de la partie due au manque de certitudes ou l’absence d’expériences passées similaires. Mais cet état de conscience, cette période de doute, est d’autant plus présent au repos. Si on ne s’occupe pas l’esprit à autres choses qu’imaginer les pires scénarios alors il a tendance à  nous jouer de vilains tours ! C’est ça l’outil le plus redoutable contre votre état de doute : Le mouvement ! L’action !

Nous avons peur d’échouer avant même d’avoir essayé, ce qui est totalement contre-productif, car ça veut dire que pour ne pas risquer d’échouer nous sommes prêts à ne pas essayer du tout. C’est insensé ! Le risque est trop grand, le risque de se voir échouer ? Si le doute se prend de nous de cette façon, et bien, nos chances de réussites frôlent déjà le zéro avant même d’avoir fait les premiers pas. C’est pourquoi « VOUS DEVEZ AGIR »! Il n’est pas question de foncer tête baissée, mais bien de faire abstraction de tout ce dont vous ne pouvez contrôler.

On contrôle qu’une chose, mais ce n’est pas si peu

Afin d’agir adéquatement, précisément et sans dépenser inutilement son énergie, il faut être conscient des choses sur lesquels nous pouvons exercer une influence certaine. Malheureusement, une seule chose se retrouve dans la liste et ça présence y est précaire puisque des maladies peut nuire à notre capacité de contrôle sur celles-ci, je parle ici de nos pensés ! Et oui, surprenant, mais on ne contrôle même pas notre propre corps. Pensez-y, ce dernier peut tomber malade sans prévenir ! On peut certainement s’entêter à lui crier de bouger, de nous fournir encore un peu de ça force, mais cela ne garantit certainement pas ça coopération. Il prendra congé sans nous demander notre avis … quel égoïste ! Vous ne contrôlez pas la météo, le temps ou ce que les gens pensent. Vous serez peut-être un peu déprimé de voir à quel point nous disposons d’un pouvoir si limité sur notre propre personne, mais détrompez-vous puisque nos pensées sont l’un des outils les plus puissants dont nous disposons. Celui qui vous fera franchir les obstacles que vous avez toujours cru infranchissables.

Pour ce faire vous devrez vous motiver, parlez-vous, encouragez-vous, mais surtout faites le pour vous avant tout. Par exemple, si vous faites du sport faites-le pour le plaisir et les bienfaits que cela apporte à votre santé, si vous faites du bénévolat faites-le pour l’accomplissement de rendre service et aider ceux qui sont dans le besoin. Vous voyez, même en donnant de votre temps et vos talents à ceux qui vous entoure, même poussé par un sentiment des plus altruiste, vous êtes le premier bénéficiaire de vos résolutions. Donc, il faut commencer à réaliser de petits défis. Quel soit grande ou petite, une réalisation en sera une de plus à votre actif, soyez en fier ! C’est de là que naîtra une solide confiance en vos capacités.

Compostelle-velo-peurLe plus difficile c’est le premier pas

Afin de briser notre paralysie, il faut faire un premier pas. Toutefois, c’est certainement le plus exigeant dont vous aurez à faire. Ne vous inquiétez pas, puisque ce sera de plus en plus facile, mais changer ces habitudes ce n’est pas de tout repos. Armez-vous de patience, soyez déterminé à atteindre votre objectif, gardez toujours en vus les raisons pourquoi vous le faites, et surtout, entourez-vous de gens motivants, inspirants, encourageants, prêts à vous aider et vous écoutez. Ce dernier point, votre entourage, est certainement le plus déterminant. C’est celui qui vous facilitera la tâche ou au contraire vous mettra des bâtons dans les roues. En effet, on ne fait pas toujours l’unanimité lorsqu’on se lance dans un nouveau défi. Parfois, sans le vouloir, nos amis, notre famille, nous accable de leurs inquiétudes à un point tel que c’est presque vous faire dire : « Abandonne tout de suite, c’est trop difficile ! Tu pourrais de faire mal, n’essaies pas ! ». Mettez toutes les chances de votre côté, prenez toutes les résolutions possibles afin de réussir. Vous en serez d’autant plus heureux, c’est simple non ? Pas tant que ça en effet…

Le but ultime

Le fait de combattre ses peurs est très noble et j’encourage tout le monde à le faire, mais le but ultime est en fait tellement simple et anodin aux premiers abords qu’il est que très rarement mentionné de nos jours. Pourtant il s’agit certainement de la chose que vous devriez tous mettre en priorité. Il s’agit de l’épanouissement !

« Acquérir la plénitude de ses facultés intellectuelles ou physiques ; être bien dans sa peau, dans son corps et dans son esprit. »

Malheureusement, de nos jours, le rendement et le succès (Surtout professionnel) sont devenus les principaux indices étudiés afin de départager ceux qui réussissent et ceux qui s’en sortent moins bien. C’est un héritage logique de notre culture découlant directement de l’industrialisation… mais à cause de ça nous avons oublié que nous travaillons d’abord pour nous. Vous devriez être au coeur même de vos objectifs. Faites les choses pour vous, n’essayer pas d’impressionner quelqu’un, rester fidèle à vous même et vos valeurs. N’ayez pas peur et foncez ! Faites-vous confiance vous serez surpris de ce dont vous êtes capable de réaliser.

Imaginez tous ce dont vous pourriez faire si vous n’aviez plus peur. Certainement que vos rêves plus précieux seraient alors à votre portée.

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