Perdu au Maroc

Le Maroc est certainement le premier choix de la majorité des voyageurs lorsque vient le temps de s’initier au continent Africain, à l’Orient, à un environnement nouveau, loin de nos repères Occidentaux. Toutefois, il faut s’attendre à un certain choc ! La découverte se fait aux prix des soubresauts et de regards ébaillis.

Il faut mentionner que mon séjour au Maroc fut malheureusement de courte durée puisqu’une intoxication alimentaire m’accablait depuis plusieurs jours déjà.traversier-maroc

La responsabilité en revient certainement à cette témérité, cousine de la folie, qui est souvent responsable de mes malheurs. C’est cette dernière qui m’a incitée à commander un met douteux dans restaurant portugais dont la salubrité était tout sauf « sans tâche ». Tel que vous pourriez vous en douter, cela ne s’arrête pas là, bien sûr que non ! À ça s’ajoute une sinusite causant fièvre et migraines. Et pourtant moi qui ne tombe jamais malade … il faut croire que je ne suis pas à l’abri des microbes européens. Toutefois, malgré ces petits désagréments, je suis déterminé à aller de l’avant et découvrir un monde dont je connais peu; voire pas du tout.

Ça commence en force !

Donc, à peine débarqué du traversier reliant le sud de l’Espagne au Maroc, les surprises ennuis commencent. La première chose qui me surprend en méttant pieds sur la terre ferme est que je suis en plein milieu d’un port marchand (conteneurs, camions et wagons de marchandises). Ça ne ressemble pas du tout à l’image dont je me faisais de Tanger, mais bon… je n’en sais pas beaucoup alors peut-être que le port est juste à côté de la ville. J’enfourche donc mon vélo et emprunte l’unique route en direction Est qui est, aussi, ma seule option. Après environs 10 kilomètres, j’arrive à Ksar Sghir … Petite confirmation sur une carte … Et je confirme que ce n’est pas du tout dans le même secteur que Tanger … ni de la même dimension. Cette ville est minuscule, en plus d’être quasi déserte. De plus, la nuit approche, toutes les indications sont en Arabe, les gens ne parlent pas Français, ni Anglais, seulement un Espagnol à la phonétique Arabe ou tout simplement Arabe. Attendez, je ne suis pas au bout de mes peines, vous allez voir.

Trouver refuge

La nuit approche, je dois trouver un hôtel, un gîte, une maison d’hôtes, peu importe, car je n’ai pas de tente seulement un sac de couchage. Je sillonne donc les trois rues de cette petite bourgade marocaine et rapidement j’envisage des solutions assez désespérées. Parmi celles-ci : dormir sous le viaduc d’un autoroute (la même route que j’ai emprunté à vélo un peu plus tôt), dormir dans un champs chaleureusement accompagné d’une dizaine de chèvres ou encore trouver refuge au beau milieu maroc-chèvredes décombres d’un site archéologique. Il faut avouer que je suis assez imaginatif et débrouillard, mais j’aimerais néanmoins dormir dans un lit. L’inquiétude augmente au rythme du soleil couchant. C’est alors que je ris aux éclats ! Le gars sur son vélo, loin de tout, incapable de se faire comprendre par les habitants, envisageant de dormir à la belle étoile sans savoir s’il y à des serpents et araignées venimeuses dans cette région ou même de grosses bestioles mangeuses de touristes. Hahahaha ! Encore là incapable d’arrêter de sourire et de rire ! Complètement perdu et déboussolé … je suis surement en train de perdre la tête, mais je m’en fou, je m’amuse!

Quel réaction étrange ?! Surement bien normal au vue du manque de sommeil, la fatigue du voyage et le stress en grande quantité. Pourtant … je n’avais pas peur !

11805799_10153504573223970_834028737_nFinalement, à force de sillonner et essayant de déchiffrer les indications en arabe, je découvre une petite maison d’hôtes qui, malheureusement, me coûtera une petite fortune comparativement aux auberges espagnoles, mais c’est un mal nécessaire afin de dormir au chaud et dans un confort respectable. En plus, comble de bonheur le propriétaire parle un Français impeccable ! Il se fait alors une joie de m’inviter à écouter la partie de « Foot » en sa compagnie, lui qui adore les Québécois.

C’est fini ? Juste ça ? Alors pourquoi se plaindre … Et bien c’est parce que ce n’est pas fini 😉 Mais je garde le reste pour un autre article.

Vous êtes-vous déjà perdu en voyage ? Racontez moi vos anecdotes!

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